Samedi 4 mai 2013 : retour du Forum Mondial Social de Tunis

 

Soirée très chaleureuse au local du collectif et en même temps discussions approfondies. Les cinq sarthois qui nous représentaient à Tunis étaient disponibles ce soir pour répondre aux nombreuses questions de l'assistance.

Un FSM, ça marche comment ?

Première vague de questions et les témoins étaient tous d'accord pour dire leur admiration par la gentillesse de l'accueil, les bonnes conditions de sécurité et même l'efficacité globale de l'organisation. Bien sur un FSM ça n'est pas réglé au millimètre et les changements de lieux et de programme sont inévitables de temps en temps, mais le programme et son millier d'ateliers était prêt dès l'arrivée des 60 000 participants et a été globalement suivi.

Trois créneaux par jour avec à chaque fois une centaine d'ateliers en parallèle, évidement chacun doit faire son choix, pas question de tout suivre. Pour la traduction souvent nécessaire, en plus des systèmes audio de traduction simultanée parfois débordés, vive l'autoorganisation et la mise en route spontanée de petites zones autour de traducteurs bénévoles.

Des temps aussi de circulation entre les ateliers avec plein de rencontres, de discussions à bâton rompu, des stands plus ou moins improvisés avec des expressions très diverses.

La série de photos que nous a présenté Wissem nous adonné un aperçu de cette ambiance en général assez détendue. la même impression ressort de la galerie de photos ci dessous (en provenance de Facebook Tunis) 

 

 

 

Dans quel état d'esprit revenez vous du FSM ?

En bon état pour toutes et tous, ça donne vraiment des forces de vivre dans cette expression de la société civile qui veut faire bouger les lignes « un autre monde est possible » est toujours le slogan d'actualité valable depuis les premiers FSM , cette année s'y ajoutait le mot clé « dignité » plein de signification pour les tunisiens qui émergent de la dictature Ben Ali. Mention spéciale à la journée des femmes qui ouvrait le FSM : bien sûr, c'était difficile de tout suivre avec les problèmes de langue, mais la force et l'émotion qui se dégageaient étaient très forte.

 

Quelles perspectives voyez vous émerger ?

Les FSM, au départ ont été créés comme des espaces de rencontre entre militants de la société civile, pour qu'ils s’enrichissent mutuellement par leurs échanges d'expériences. A Tunis on voyait se développer le souhait d'aboutir à des conclusions plus explicites. Des ateliers de convergences se sont efforcés de dégager de telles conclusions pour qu'elle aient du poids vis à vis des décideurs à l’échelle mondiale. Pas évident d'aboutir au « consensus », et s'il ne s'agit que de dégager une majorité il y a bien sûr des risques de scission.



24/05/2013
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